Mot des directeurs



EUDORE BELZILE
DIRECTEUR ARTISTIQUE DU THÉÂTRE LES GENS D’EN BAS


AMOUR ET TERRITOIRE

Le propre d’un parcours artistique est de chevaucher des obsessions récurrentes. Depuis nos débuts (au 20e siècle), les Gens d’en bas posent et reposent la question de l’occupation du territoire, nom de troupe oblige.

Pour cette saison nouvelle, Mathieu Barrette met au cœur de Fin septembre, début janvier notre relation à la famille (large) et au territoire avec poésie, humour et gravité. Une comédie écologique dans le Trois-Pistoles de ses rêves. Il fait entendre une voix singulière, écologique, amoureuse, intergénérationnelle.

Je cherche une maison qui vous ressemble de Marie-Christine Lê-Huu, en coproduction avec le Collectif de la Renarde. Pauline Julien et Gérald Godin claironnent leur amour et celui du territoire national entre correspondances, poésies et chansons. À voir en tournée et à Québec, au Théâtre Périscope.

Toujours en tournée et en poésie, L’enfant Corbeau, coproduit avec le Théâtre Bouches Décousues, parle à la jeunesse d’intimidation et d’amitié. Jeunesse que nous continuons à animer avec nos projets communautaires, cette année encore, avec l’école Mont-Saint-Louis (Bic).

Constituons!, de et avec le beau fou Christian Lapointe, que nous coproduisons avec Carte Blanche et une dizaine de théâtres de tout le Québec, prendra une forme documentaire inspirée par l’écriture d’une authentique constitution citoyenne du Québec, rien de moins. Notre théâtre se transformera en agora populaire pour mieux nous projeter dans l’avenir. Celui d’une nation déterminée à léguer à ses enfants amour et territoire habitable. Celui d’un lieu de paroles, qui n’a pas dit son dernier mot !

Animé par une exceptionnelle équipe, le Théâtre du Bic offre à toutes les générations une gastronomie théâtrale, à la portée de tous les cœurs, de toutes les têtes et de toutes les bourses.

Belles rencontres en nos murs !


STÉPHANIE THERRIAULT
DIRECTRICE DE LA PROGRAMMATION DU THÉÂTRE DU BIC

À ce qu’on dit, nous n’avons jamais été plus connectés qu’aujourd’hui. Nous avons à portée de doigts plus d’informations que nous ne pourrons jamais en gérer. Les distances font de moins en moins obstacle dans nos relations avec nos proches. Nos montres se font entraîneurs personnels, nos robots passent l’aspirateur à notre place et nos maisons sont devenues intelligentes.

Devant tous les possibles que nous offre la technologie, je suis d’autant plus émue de voir des gens se rassembler dans un théâtre. Je suis consciente de l’engagement que cela demande, de l’effort, voire du risque. Ici, on ne peut pas changer de chaîne ou de série. Il faut faire le choix de sortir de chez soi et accepter de partager un moment de notre vie avec de purs étrangers.

Et pourtant, c’est là, dans l’obscurité d’une salle de théâtre, qu’opère pour moi la véritable connexion. Quand nous sommes tous là à recevoir la parole d’un artiste, à pleurer, grincer des dents ou encore rire un bon coup de nos travers.

Depuis le temps, vous commencez à me connaître. Vous savez que ce que j’aime particulièrement du théâtre et de la danse, c’est l’expérience humaine que l’on vit tous ensemble.

Cette année, nous assisterons à des quêtes, des enquêtes, nous vibrerons au son des tambours, nous nous révolterons devant des injustices, nous nous émerveillerons devant la beauté. Nous rirons, nous serons émus, nous découvrirons des gens, des cultures.

C’est un vrai privilège d’orchestrer ces moments et de les vivre avec vous.

Merci d’oser.
Merci de votre curiosité.
Merci pour les échanges.
Merci d’être là. Et bonnes rencontres !